Quand la fatigue persiste
Le matin, vous vous réveillez déjà fatigué(e).
Le week-end ne suffit plus à récupérer. Les vacances non plus. Vous enchaînez les journées de travail, les devoirs, les repas, les lessives, les imprévus du quotidien… Vous tenez. Parce qu’il faut tenir.
Puis un jour, quelque chose change : vous vous sentez vide. Irritable. Détaché(e). Vous avez l’impression de fonctionner en pilote automatique.
C’est ce que vivent de nombreuses personnes confrontées à un burn-out et/ou un épuisement parental.
En cabinet, ce qui revient souvent, c’est cette sensation d’épuisement permanent : l’impression de ne plus jamais récupérer, même après une période de repos.
Un burn-out professionnel est déjà une épreuve. Lorsqu’il se cumule avec un épuisement parental, les ressources s’épuisent beaucoup plus vite.
Reconnaître une situation à risque de burn-out (parental et/ou professionnel) est souvent le premier pas vers une amélioration.
Quelle différence entre burn-out et épuisement parental ?
Le burn-out apparaît lorsqu’une personne est exposée durablement à un stress important dans son travail, sans disposer des ressources suffisantes pour faire face à ce stress.
Le burn-out parental concerne l’épuisement lié au rôle de parent. Il ne s’agit pas d’un manque d’amour pour ses enfants. Au contraire, beaucoup de parents concernés sont profondément investis dans leur rôle.
Les travaux de Christina Maslach sur le burn-out professionnel, ainsi que ceux de Moïra Mikolajczak et Isabelle Roskam sur le burn-out parental, montrent des mécanismes proches :
- épuisement intense ;
- détachement émotionnel ;
- perte d’efficacité ou sentiment de ne plus être à la hauteur.
Lorsque les deux s’additionnent, les espaces de récupération disparaissent peu à peu, laissant place à un épuisement général. La personne ne peut ni trouver des ressources dans la sphère professionnelle ni personnelle : le corps et le mental sont mobilisés en permanence.
C’est ce qui rend le burn-out et l’épuisement parental particulièrement difficile à traverser.
Les signes d’un épuisement
Au cabinet, certaines personnes me décrivent la sensation de vide, « une batterie qui ne recharge plus ».
Parmi les signes les plus fréquents :
Une fatigue persistante
Même après une nuit complète ou un week-end calme, l’énergie ne revient pas vraiment.
Une irritabilité inhabituelle
Le moindre imprévu devient difficile à supporter. Les réactions semblent disproportionnées par rapport à la situation.
Le mode automatique
Vous faites ce qu’il faut faire, mais sans présence ni élan. Les journées s’enchaînent, sans motivation, envie, plaisir.
Un sommeil non réparateur
Vous dormez parfois, mais sans récupérer réellement. Vous pouvez également avoir des difficultés à vous endormir ou vous rendormir.
L’impossibilité de récupérer
Même lors de votre temps libre, vous vous sentez tendue, vous avez des pensées, ruminations concernant votre travail ou votre quotidien à gérer…
Pourquoi certaines personnes y sont plus exposées
Le burn-out ne touche pas uniquement des personnes fragiles.
On retrouve fréquemment les facteurs de risques parmi les comportements ou situations suivantes :
Le perfectionnisme
Vouloir bien faire partout. Au travail. À la maison. Avec les enfants. Avec le conjoint.
La monoparentalité
Quand la responsabilité repose principalement sur une seule personne, les risques augmentent naturellement.
Les métiers émotionnellement exigeants
Les soignants, enseignants, RH, cadres, manager ou accompagnants sont souvent très sollicités sur le plan émotionnel.
Le contexte familial ou les difficultés d’un enfant/proche
Handicap, maladie d’un enfant ou d’un proche peuvent demander une énergie considérable au quotidien.
Aucun de ces facteurs ne provoque automatiquement un burn-out. Mais leur accumulation augmente le risque d’épuisement.
Que faire dans les premiers jours ?
L’objectif est de retrouver suffisamment de ressources pour récupérer.
Consulter un médecin
C’est une étape essentielle pour évaluer la situation, exclure d’autres causes possibles de fatigue et envisager un arrêt si nécessaire.
Alléger certaines charges
Toutes les tâches ne sont pas urgentes. Pendant quelques semaines, certaines priorités peuvent être revues.
Demander de l’aide
Famille, amis, conjoint : du soutien permet souvent de retrouver un peu de temps pour soi.
Reprendre contact avec son corps, instaurer un vrai repos
Ralentir, se reposer. Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas dans ce cas de simplement faire une pause, se changer les idées. Au contraire, il s’agit de retrouver des moments de calme en se reconnectant à soi-même, écouter son corps et ses émotions.
Le rôle de la sophrologie
Lors d’un burn-out, le corps reste souvent tendu et le mental sujet à des pensées, ruminations,..
Même lorsque la situation se calme, le système nerveux continue parfois à fonctionner comme s’il devait faire face à une urgence permanente.
C’est là que la sophrologie peut apporter un soutien précieux. Créé par un médecin, c’est une méthode douce basée sur des exercices de respiration et de visualisation d’images positives, qui permettent de progressivement apaiser, relâcher le corps et le mental.
Elle aide à :
- diminuer la tension physique accumulée ;
- améliorer la qualité de récupération ;
- prendre du recul face aux pensées envahissantes ;
Un exercice très simple à pratiquer chez soi :
- Installez-vous confortablement (assis(e) ou debout)
- Fermez les yeux
- Inspirez par le nez pendant 4 secondes
- Retenez votre respiration pendant 3 secondes
- Expirez doucement pendant 6 secondes.
- Observez les sensations d’apaisement, de détente que cela vous procure
- Répétez plusieurs fois pendant deux minutes, à votre rythme
Envie d’en savoir plus ? Découvrez mon article « 3 exercices de sophrologie à faire chez vous pour gérer le stress et/ou mieux dormir «
En arrêt après un burn-out, que faire ?
Pendant cette période, la priorité est de prendre du temps pour soi, pour se ressourcer.
Mais parfois, le burn-out révèle aussi un déséquilibre plus profond : cette période peut alors être l’occasion d’une réflexion plus large sur ses besoins, ses limites et ses priorités professionnelles et personnelles.
Vous pouvez approfondir ce sujet dans mon article : « Reprendre ou quitter son travail après un burn-out ? »
Mettre des mots précis sur ce que vous vivez peut vous aider à y voir plus clair, notamment grâce à l’aide d’un professionnel.
Besoin de faire le point ?
Si vous reconnaissez dans la situation mentionnée dans cet article et que vous voulez prendre le temps d’y voir plus clair, je propose un appel découverte de 30 minutes en visioconférence (gratuite et sans engagement).

